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Pleines Mers

matin : 3h38(hauteur : 4,23m)

aprés-midi : 16h04(hauteur : 4,26m)

Basses Mers

matin : 9h42(hauteur : 1,47m)

aprés-midi : 22h05(hauteur : 1,44m)

Coefficient

matin : 59  aprés-midi : 62

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Le Bourg d'Arzon

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Animaux acceptés Accès handicapés
La commune d’ Arzon jouit d’une position géographique exceptionnelle. Située à l’extrémité ouest de la Presqu’île de Rhuys, entre le Golfe du Morbihan et l’océan, connue pour ses côtes, ses plages et son port de plaisance, a aussi un passé et un patrimoine très riches. Arzon entre dans l’ histoire « par la grande porte » : elle est le premier lieu de la Presqu’île à apparaître dans un document écrit, en 836, lorsque Louis le Pieux donne la terre d’Arzon à la prestigieuse abbaye de Saint-Sauveur de Redon. Le nom même d’Arzon viendrait du latin « a redonense », dépendance de Redon. Historiquement, Arzon a la particularité d’avoir deux bourgs : Kerners, qui serait le plus ancien à s’être développé, et l’actuel centre-bourg d’Arzon, autrefois Locmaria. Et autour de ces deux centres, des villages : Béninze, le Monteno, Bourgneuf … C'est toujours un plaisir de les découvrir et de les redécouvrir, seul ou en groupe, à pied, à cheval, en vélo ... A chaque fois, selon la saison ou l'heure, un paysage différent s'offre à vos yeux , ... Etes vous soudain rredevenu un enfant émerveillé ou avez vous soudain fait un saut de plusieurs siècles dans le temps? A vous de choisir : à Arzon, en Presqu'île de Rhuys, la frontière entre le rêve et la réalité est mince, tellement mince ... L’église paroissiale d’Arzon a été refaite entièrement au XIXè siècle, mais le site est, en fait, beaucoup plus ancien. En effet, historiquement, le bourg de Locmaria, (aujourd’hui le centre-bourg d’Arzon) s’est développé autour d’un prieuré, petit monastère dépendant de la grande abbaye de Redon. Le site se composait d’une chapelle, du logement des moines et d’une « grange aux dîmes ». Seule cette dernière a survécu, au sud de l’église actuelle. Transformée depuis longtemps en habitations, son aspect d’origine a été fortement modifié par le percement de fenêtres et de portes modernes. La chapelle, qui se trouvait à l’emplacement exact de l’église actuelle, était à la fois destinée aux moines et à la population du bourg. On peut avoir une idée de son aspect général en se référant à un vitrail du côté sud du chœur, datant des années 1880. On la voit représentée, peut-être d’après les souvenirs anciens des paroissiens. Dès 1680, cette chapelle est décrite en très mauvais état : « elle semblait plutôt une grange qu’une église », écrit Jérôme Le Testu, le vicaire perpétuel (remplaçant des moines en leur absence). Le monument a subi d’importants dommages à la Révolution : on en a une idée précise grâce aux écrits de Pierre Lavantur, vicaire perpétuel au nom prédestiné ... Réfractaire, il se cacha dans le pays et laissa des notes de 1790 à 95. A la reprise du culte, au début du XIXè siècle, l'édifice menace ruine. Les messes ont lieu à la chapelle de Kerners. Devenue église paroissiale en 1807, elle s’avère trop petite : le recteur Toby, l’évêque et le préfet sont d’avis qu’il faut la reconstruire entièrement. Le 20 avril 1815, un contrat est signé avec l’architecte Le Maux, limité au chœur, transept et sacristie. L’ancienne chapelle est détruite, sauf son clocher. Faute de moyens, la nouvelle église restera sans nef pendant plus de trente ans. Les travaux ne reprendront qu’en 1848. On prolonge l’église et un nouveau clocher remplace l’ancien. De style néogothique, d’une hauteur de 36 mètres, il sert d’amer aux marins et sur sa façade ouest, la croix est représentée avec une ancre, symbole de la vocation maritime d’Arzon. A l’intérieur de la nef, les voûtes ne seront posées qu’en 1866. L’actuel carrelage date de 1863. Dans la nef, on peut apercevoir une maquette de bateau, ex-voto du milieu du XIXè siècle. Les vitraux de la nef sont récents et ont été financés en 1994 par la famille Humbert Parent. Dans le chœur, on peut voir des stalles datant de 1867 et un lutrin en forme d’aigle, qui représente saint Jean. Les vitraux du chœur ont été réalisés par le maître verrier Fournier de Tours, en souvenir d’un évènement historique qui a beaucoup marqué les Arzonnais : la bataille de Schoonevelt contre les Hollandais, pendant les guerres de Louis XIV, à laquelle prit part un groupe de marins d’Arzon. Tous revinrent sains et saufs. Depuis, le souvenir de cette bataille donna lieu chaque année à des fêtes et des pardons, comme le montre le vitrail du chœur côté sud, qui représente les Arzonnais en procession. Encore aujourd’hui, chaque lundi de Pentecôte, a lieu « le pèlerinage des Arzonnais » à Sainte-Anne d’Auray. En allant à Béninze, les amateurs d'histoire apprécieront une visite du Petit Mont, et du Tumulus de Tumiac. Ces deux monuments révèlent la richesse du patrimoine préhistorique de la commune. Sur le territoire d'Arzon et les communes voisines, on peut rencontrer de nombreux dolmens, menhirs et allées couvertes, remontant à la fin de la Préhistoire. Le Tumulus de Tumiac, appelé aussi Butte de César, si vous prenez le temps de la gravir, pourra vous offrir un panorama exceptionnel sur la Presqu'île de Rhuys, le Golfe du Morbihan et la Presqu'île de Quiberon. La légende raconte que Jules César en personne aurait observé depuis ce point haut la bataille qui opposa en 56 av JC, sa propre flotte à celle des Vénètes, peuple Gaulois qui vivait sur le pourtour du Golfe du Morbihan.

56640 ARZON
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